HOMMAGE A MAXOU (2005)

Publié le par pepite

tu es né un apres midi d'aout 2005 et tu etais si petit avec tes quinze centimetres au garot que ta maman n a pas voulu de toi, elle t avais laisse là tout humide et tremblant, deja presque enfoncé dans la paille (pratiquement enterré vivant) et elle s occupait de ta soeur (qui faisait le double de toi) comme si c'etait son bien le plus precieux. Quand je suis arrivee à la chevrerie, alertee par les pettits bellements qui s en echappaient, marinette (ta maman), en me voyant s'est approché de la porte de son box, elle t as literallement marché sur les pates. Elle te voyais meme pas, pour elle tu n existais pas. Je l'ai repoussee, je t ais ramassé et je t'ais seché. J ais tenté plusieurs fois de faire en sorte qu'elle s interresse à toi mais sa seule attitude envers le petit avorton que tu etais se traduisait en grondements et en coup de cornes sur les planches de son box. Alors je suis devenu ta mere de substitution, tu es venu habiter dans la maison avec nous et je t ais donné le biberon jour et nuit. Tu as bien poussé, et meme si on ne voulait pas trop s'attacher à toi, ne se faisant pas trop d illusions sur tes chances de survie, tu as su conquerir nos coeurs. Tu me suivais partout (tu ne suportais pas que je disparaisse de ta vu) j ais pris soin de toi tout le temps, te faisant meme prendre un bain quand il t arrivait d avoir des diarhees (et tu aimais ça), je t emmenais dans la pature des chevres pour que tu puisse faire connaissance avec les autres petits mais tu n etais pas tres sociabilisé, tu avais un peu peur. Quand tu as eut un mois on t as installé dans la chevrerie, un box rien qu'à toi, avec lampe chauffante et tout le confort. Tu y a pris tes marques, Esteban jouait souvent avec toi , on avait meme du te mettre un petit colier rouge avec une clochette pour etre certain de ne pas te marcher dessus tellement tu etais toujours dans nos jambes. Le plus amusant etait de te voire debouler comme un fou dans la maison dés que tu m'entendais te preparer ton biberon. Aucun grillage ne pouvait te barrer le chemin, tu passais à travers les mailles sans meme avoir à forcer. Enfin bref, tu allais bien, c'etait le bonheur et tu as atteint tes quatres mois comme une fleur. Tu n'etais plus qu'à un biberon par jour et on te croyais sauvé tant tu avais embellis et pourtant... Un soir on t as retrouvé etendu sur le sol, tu nous as quitté comme ça sans raisons.
A la maison on pense encore souvent à toi et Esteban reclame regulierement son copain Maxou. Alors je lui montre les pubs pour le fromage de chevre (il y en a une où on peut voire une chevre toute blanche avec un colier rouge)  et je lui dit que tu es parti pour faire des tas de photos qu'on publie dans les revues et ça semble etre une explication qui lui convient.

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