NOTRE PREMIERE ADOPTION OU COMMENT SONT ARRIVEES MARINETTE ET CANELLE

Publié le par pepite

Le deces de Prune nous avait laissé un fort sentiment d echec, notre Pepite, seule dans son parc n avait plus, pour compagnie, que celle des boucs dans le parc voisin. Personne donc pour lui tenir vraiment compagnie et combler le vide de l absence de sa mere. Ayant pleuré et appelé pendant un certain temps, elle avait fini par se resigner à ne plus la voire et nous, nous pensions serieusement à reprendre une autre chevre.
Meme si, evidement, aucune chevre ne pourrait remplacer notre "maman prune".
Je me decidais donc à mettre une annonce dans laquelle je proposais d adopter une chevre naine. Dés la semaine suivante, je fu contacter par des personnes qui demeuraient dans le Calvados recherchant une maison d accueil pour leurs deux chevres (mere et fille) dont l une serait une alpine de petite taille (53 cm) ou demi naine et l autre une naine (44 cm). Des problemes familiaux poussant ces gens à un demenagement rapide les amenaient, apres 5 ans de vie complice avec leur grande biquette Marinette à se separer d elle et de sa petite. La reception des photos des deux betes concernees nous fit craquer au premier coup d oeil et nous primes rapidement rendez vous.
On etait en mars et, forcement, toute la semaine qui preceda le week end où nous devions nous rendre au domicile des proprietaires de Marinette et Canelle, la neige tomba à gros flocon... Recouvrant tout, rendant certaines routes impratiquables... Jusqu au dernier moment, nous n etions pas certain de pouvoir partir.
OUF !!! le dimanche, debut de fonte des neiges, on peut y aller... Petite expedition, deux heures de route pour y aller et deux heures pour revenir (notre fils n a qu un an et demi alors il ne faut rien oublier : bib, couches, lait...)
Apres un long voyage à travers de magnifiques paysages normands, nous arrivions devant une maison perchee tout en haut d un terrain abrupte et caillouteux que nous escaladions tant bien que mal (guadou du à la neige)
Nous decouvrions alors, enfermees dans une grange, les deux memeres attendants leur nouveau destin : Marinette, mefiante mais pas tant que ça, Canelle, completement affolée. C est ainsi que se passa le premier contact avec les choupinettes. Quelques anecdotes fuserent dont l une me marqua plus que les autres : Marinette avait l habitude de suivre la voiture de son maitre sur la route lorsque celui ci partait travailler. Cela m avait particulierement touchee et je ne compris que trop bien les larmes qui ne purent s empecher de couler sur le visage du monsieur lorsque les chevres furent chargees dans la voiture. J espere qu a ce jour il est rassuré et content de nous les avoir offert.
A leur arrivee à la maison les deux cabrettes se jeterent literalement sur le foin qu elles devorerent goulument
Marinette se familiarisa rapidement à nous. Deux jours plus tard elle appreciait deja avec delectation les gratouillis aux oreilles et les gros calinous. Canelle, plus vive et sauvageonne, surprotegee par sa mere fut bien plus longue à s adapter à la routine de la maison et il lui a fallu apprendre que nous n etions là que pour l aider, la soigner et la tenir en securité. La naissance de sa demi soeur nous aida beaucoup à son apprivoisement puisqu elle fut rejetée (pauve chouchoute) par sa mere et que de ce fait elle rechercha davantage notre attention.

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